__CHAPITRE 1 | Présentation

__CHAPITRE 1 | Présentation
Une présentation serait attendue. Alors je vais essayer de me présenter le plus précisément possible. Mon prénom est Laura, mon nom ne te regarde pas. Je pense être une adolescente normale. J'ai des blogs, un facebook, un myspace & une adresse msn. Je suis lycéenne, en Terminale L. Côté look & passe-temps, je ne fais pas dans l'original. Je préfère l'être côté mentalité. J'ai mes propres opinons & sais les défendre sans insulter inutilement mon interlocuteur. On me dit drôle, intelligente & belle. J'ai des doutes sur le dernier point, mais je préfère être légèrement complexée que narcissique. Je suis lunatique, mais ça a du positif : les pires émotions sont également brèves. J'ai des amies, comme tout le monde, mais je m'attarderai sur eux plus tard dans ce blog. En parlant de ce dernier, je tiens à mettre les choses au clair directement. Ici c'est juste une sorte de journal où je viens cracher ma tristesse passagère. Mais en aucun cas, il reflète toute ma personnalité. Au contraire, dans la vie, j'ai plutôt tendance à cacher mon mal-être derrière mon humour assez pervers. Faire rire est l'unique but de ma vie. Je suis timide, trop timide. Sentimentalement parlant, je suis encore idéaliste. En revanche, quand je regarde au loin, vers mon avenir, j'ai plutôt tendance à être assez pessimiste. J'ai arrêté de croire que seules vos compétences suffisent. Je défends fermement certaines causes. Ah oui, je suis aussi très .contradictoire .& .paranoïaque. -Et .puis .ça .sera .tout.

# Posted on Sunday, 04 January 2009 at 9:10 AM

Edited on Saturday, 14 November 2009 at 10:20 AM

__CHAPITRE 2 | Eux

__CHAPITRE 2 | Eux
Les loups solitaires me font rire. A ce qu'il parait, on aurait besoin de personne. C'est vrai, vous avez raison. La vie est tellement courte, à quoi bon la passer avec des personnes qui sauront faire briller ce petit pion que la vôtre représente sur l'échiquier de l'humanité ? On ne peut compter que sur soi-même. Peut-être. Mais lorsque la vie se fait sombre, que répondez-vous lorsque cette fameuse question vous traverse l'esprit : pour qui rester ? Pour vous-même ? C'est vrai que la vie doit être palpitante tout seul. Pour rire, pas de problème. On a forcément le même humour que soi-même. Et puis, jamais de dispute. Il n'y a qu'une seule vision des choses. Eh bien, quel beau choix de vie ! Mais, ne m'en voulez pas, je préfère le mien. J'ai besoin de mes proches & alors ? Je suis faible ? Tant pis. Il y tellement de bons moments à vivre en leur compagnie. Alors, je ne vais pas m'en priver sous prétexte qu'on ne peut compter que sur soi-même. J'aime mes proches, plus que ma propre vie. J'aime la manière dont ils font disparaître mon chagrin à grands coups d'humour. J'aime quand le monde disparaît autour de nous pour nous laisser profiter d'un énième délire commun. J'aime la manière dont ils surveillent chacun de mes dérapages. J'aime leurs conseils & leur attention envers moi. Je les aime tout court. Ils sont mes plus beaux sourires, mes joies, mes éclats de rires. Pour rien au monde je me passerai d'eux. Pourquoi donc ? Je ne suis plus rien sans eux ...

# Posted on Sunday, 18 January 2009 at 3:13 PM

Edited on Sunday, 03 May 2009 at 12:42 PM

__CHAPITRE 3 | Mal-être

__CHAPITRE 3 | Mal-être

A ce qu'il parait, j'aurais besoin d'un psy. C'est peut-être vrai, mais pourquoi payé des sommes astronomiques alors que le diagnostic est clair ? Rangez le canapé, rangez les hochements de têtes approbateurs. J'ai trouvé ce qui me ronge. Je le sais depuis toujours. J'ai trouvé la tumeur, le virus, l'abcès : mon frère. Enfin non. Pas mon frère, mais ce qu'il représente. Lui je l'aime, pour une raison que j'ignore - peut-être l'incompréhensible loi familiale qui nous impose d'aimer nos proches quoi qu'il arrive - mais je hais ce qu'il représente. Je hais cette perfection qui émane de lui. Je hais son nom qu'on me répète comme éternel exemple à chaque tournent important de ma vie. Ton frère a fait ci, ton frère a fait ça. La ferme ! Je ne suis pas mon frère & ne veux pas l'être. Je veux vivre ma vie, ma propre vie, loin de son exemple. Vous m'en avez tellement dégoûté que je fais l'inverse. Il est scientifique ? Eh bien, je serai littéraire. Il est populaire & sociable ? Eh bien, je serai renfermée & timide. Il est insensible ? Eh bien, je pleurerai pour un rien. Voilà. Je ne veux pas en faire un modèle.

Alors monsieur le psychologue, vous comprenez mon problème ? Non ? Alors peut-être que je suis l'unique personne a en souffrir. Qu'il en soit ainsi ! J'aurais découvert une nouvelle maladie mentale que je nommerai le syndrome du cadet. Un complexe d'infériorité qui vous bouffe de l'intérieur, qui détruit toutes vos victoires. A quoi bon essayer de se battre pour faire la fierté de mes parents ? Il arrivera ensuite, brandissant fièrement le drapeau de la Réussite. Et tous se tourneront vers lui, tous l'acclameront, tous l'applaudiront. Encore une fois. Et moi, je resterai dans un coin à observer ce déjà-vu qui me dégoûte & me blesse, pauvre gamine ratée. Le brouillon fait inutilement après l'Art. Non, gardez vos compliments. Je n'y crois plus. On aura beau dire, c'est lui qui a un avenir, pas moi. C'est lui l'enfant dont on parle avec fierté, pas celui dont on chuchote discrètement à l'oreille des parents qu'il a devrait aller voir un putain de psy. Je les emmerde, certes, mais veux leur fierté en même temps. Enfin non, pas eux. Je veux juste faire la fierté de mes parents, les seuls qui comptent. Les autres peuvent bien aller se prosterner devant mon frère s'ils le veulent.

Puis est venue l'adolescence. Et ce qui n'était qu'une blessure enfouie empira, intérieurement, discrètement, perfidement. Le petit complexe d'infériorité s'est transformé en dangereux sentiment d'inutilité. Ils ont beau dire, rien n'y fait. Je m'obstine à croire que je n'ai aucun rôle à tenir dans la grande pièce de l'Humanité. Voilà la déprime, la pesante déprime qui ne part jamais. Et me voilà recroquevillée dans mon bain, ne sachant si c'est le robinet ouvert ou mes larmes qui remplissent la baignoire. Me voilà à écrire mentalement des lettres d'adieux & fixer la date à laquelle le bain final arrivera. Celui où il faudra forcer la porte pour finalement trouver un corps sans vie, celui qui lèvera le voile sur ce problème qui me ronge de plus en plus. Mais si les projets suicidaires sont encore rares & rapidement oubliés, mon syndrome prend une autre forme : l'anorexie mentale. Un refus de manger, une volonté de devenir squelette. Pas parce que je rêve d'un corps parfait, non. En réalité, c'est un appel à l'aide. Si je me fais emporter par l'ouragan infernal, on parlera enfin de moi.

Alors, monsieur, qu'est-ce que vous faites de tout ça ? C'est un peu désordonné, je l'avoue. Mais voilà, j'ai vidé mon coeur, là, sur votre table. A vous maintenant d'y plonger vos mains, remuer à droite à gauche & de me donner votre verdict. J'attends. Mes propos sont confus ? Je me contredis toute seule ? Oui, je sais. Mais en fait, je vais vous faire une confidence : je crois que ce connard de bourgeois niçois avait raison en me traitant de gamine paumée ...

# Posted on Tuesday, 03 February 2009 at 4:34 PM

Edited on Sunday, 03 May 2009 at 12:42 PM

__CHAPITRE 4 | Elle & Moi

__CHAPITRE 4 | Elle & Moi
Si notre amitié était comme toutes les autres, je te ferais de longues déclarations remplies de " toujours " . Je te prendrais en photo en t'embrassant la joue, ou sur la bouche, pour paraître plus banalement provocante. Je graverais nos initiales sur chaque table & te claquerais des " je t'aime " qui se transformeraient en insultes à la première dispute. Oui mais voilà, elle n'est pas comme toutes les autres, notre amitié. Nous, on n'a pas besoin de grandes déclarations toutes faites, pas même de mots. Un seul regard suffit. Nous sommes comme connectées, si identiques. Un même esprit incompréhensible, une même cicatrice, un même grain de beauté & ces deux naissances à seulement treize heures d'intervalle. C'est à croire que nous sommes clonées ! Et c'est ça qui fait tout le merveilleux de notre amitié, cette ressemblance à l'origine de tout ce qu'on a partagé au fil des années : tous ces éclats de rires, toutes ces phrases restées gravées dans nos mémoires, toutes ces interrogations nocturnes dignes de deux droguées. A l'origine d'une des principales choses qui me maintiennent en vie. Car oui, quand la tempête obscurcit de nouveau mon esprit, c'est toujours la même personne qui apparaît à travers les sombres nuages : toi. C'est toi qui me retiens ici, même si tu l'ignores sûrement. Un jour, tu m'as dis n'être plus rien sans moi & depuis j'ai juré que jamais je ne t'abandonnerai. Jamais, je t'en fais la promesse, ton grand sourire qui suffit à faire renaître le mien ne disparaîtra par ma faute. Car je n'en ai pas le droit, pas après tout ce que tu m'as apporté. Pas juste une épaule sur laquelle pleurer, pas juste des conseils en temps de doute, pas juste une oreille dans laquelle dégueuler de chiants chagrins d'amour. Non, toi ce n'est pas comme ça que tu m'aides. Toi c'est en me faisant rire. Tu es la seule à toujours y parvenir, même quand mon moral est au plus bas. Et c'est tout ce que je te demande d'ailleurs. Etre avec moi pour qu'on rie ensemble encore une fois jusqu'aux larmes, déformer encore une fois ma voix sans que je sache pourquoi, refermer encore une fois la porte de notre bulle. Puis, recommencer, encore & encore. Car tu vois, je ne veux pas que tu quittes ma vie. Et tu sais pourquoi ? Parce que de toutes mes amies, tu es la seule, je dis bien la seule, dont je ne supporterais pas le départ. Je perdrais tous mes repères, car tu fais partie de tout ce que j'ai l'impression d'avoir toujours eu. Presque 1o ans que nous nous connaissons. C'est long, je l'avoue, mais je veux encore 1o années de plus. Parce que jamais je ne me lasse de ta compagnie. Alors je nous veux toutes les deux, durant l'été, partageant le temps libre que nous laisse les études. Je veux me réveiller ensuite chaque matin en musique dans notre studio. Je veux qu'on cuisine & fasse les courses ensemble, toutes ces choses banales que tu sauras parfaitement rendre dignes d'être vécues, comme tu le fais avec ma vie. Je veux que tu connaisses mon futur mari & nos gosses. En un mot : je veux que tu restes à mes côtés. -Car .c'est .tout .ce .dont .j'ai besoin pour vivre. Un .peu .d'eau, de .bouffe, d'oxygène .& .de .toi.

# Posted on Sunday, 22 February 2009 at 2:39 PM

Edited on Sunday, 03 May 2009 at 12:43 PM

__CHAPITRE 5 | Etre fan

__CHAPITRE 5 | Etre fan


Il y a et aura beaucoup d'artistes dont la musique sera agréable à tes oreilles & de comédiens dont tu trouveras le jeu brillant. Certains réussiront même à te faire rire, pleurer ou frissoner, puiser dans ton passé ou trouver les mots du présent que tu n'arrives pas à dire. Mais parmi tous ces artistes et tous ces comédiens, un seul sait s'attirer une admiration particulière de toi. Une admiration que tu ne voues à personne d'autre. Seule sa voix sait faire naître un sentiment indéfinissable, comme le son d'une voix familière au milieu une foule d'inconnu. Il est des talents qui l'égalent, le dépassent même peut-être, tu dois l'avouer. Mais seulement voilà, lui n'est pas comme les autres. Lui seul peut te faire parcourir des kilomètres, lui seul peut justifier de folles dépenses. C'est comme ça, tu n'y peux rien. C'est pas ta faute si t'as le coeur qui bat à en couvrir une fanfare quand tu le vois apparaître à la télévision. C'est pas ta faute si quand tu vois son nom, tous les autres s'effacent. C'est ta faute si tu souris à t'en fendre le visage quand il réapparaît après une trop longue absence. Pourquoi lui ? Tu ne pourrais pas le dire toi-même, au fond. Ca aurait pu être un autre, mais c'est tombé sur lui. Même s'il n'est pas là quand tu pleures, même si t'as aucune idée de son attitude une fois les caméras coupées, il sait te rendre heureux/se. C'est peut-être stupide d'aimer un inconnu, insensé, tout ce que vous voudrez, mais ça s'appelle être fan. Et j'en .suis une.




Et ce que j'aime le plus .dans le fait d'être fan, c'est ce monde .que se crée inconsciemment chaque groupe de fans.
Cette communauté unie-autour d'un nom, d'une icône. J'aime ce joli .réseau de discussion, ces chuchotements à la
moindre rumeur, cette agitation digne .d'une fourmilière autour .de la dernière & croustillante .nouvelle. J'aime me
dire ensuite que je fais partie de tout ça. C'est une sorte de petit royaume, vous voyez, notre mini société à nous.
Chacun cherche à s'y faire .sa place & à obtenir la reconnaissance .des autres. Et il a raison. Parce qu'il y a peu de
choses meilleures que toute cette joie que .vos semblables peuvent vous apporter. Si les différences-enrichissent,
les points communs sont source .d'une complicité dont je ne me lasse pas. Oui, j'ai besoin de .cet échange virtuel,
besoin de cette .double vie loin des problèmes de l'autre. Parce que .je ne .connais aucun .meilleur échappatoire ...

.

# Posted on Sunday, 03 May 2009 at 12:48 PM

Edited on Tuesday, 03 November 2009 at 4:29 PM